Le plus grand drapeau du monde est savoisien : record battu à Samoëns !


Le plus grand drapeau du monde est savoisien : record battu à Samoëns !

La tentative des « trois mousquetaires » du Faucigny a brillamment été couronnée de succès, donnant lieu à une belle fête populaire à Samoëns le 19 septembre 1999.

Ce fameux drapeau, ou plutôt cette bannière de Savoie de 14 175 mètres carrés en 225 pièces, entrera dans le livre des records du monde, le Guiness. Un huissier de la Roche sur Foron; M. Patrick FOURNIER, a effectué sur place, à l’alpage du Criou (1 600 mètres d’altitude), les relevés nécessaires. La bannière de Savoie à donc battu le précédent record détenu par les tibétains, qui avaient déployé près de Calais un drapeau de plus de 10 000 mètres carrés. Savoie et Tibet, deux pays annexés unis au sommet de ce genre d’exploit, voilà tout un symbole.

 

Drapeau et bannière, quelle est la différence ?

Même si nous utilisons le terme ‘drapeau’, le drapeau de Savoie est en fait une bannière. Les drapeaux (Italie, France, Union Européenne,…), respectent des dimensions 2:3 (la hauteur représente les 2/3 de la largeur). Dans le cas de la bannière, les dimensions respectées sont 1:1 (la hauteur est identique à la largeur). Tout étant défini par un protocole international, seuls deux autres Etats au monde ont de telles bannières : le Vatican et la Suisse, qui sont également deux vieilles nations européennes.

Les 225 pièces du drapeau ont été portées et assemblées par de nombreux bénévoles en un temps record et sans difficulté imprévue, dans la matinée du samedi 18 septembre, sur une belle prairie d’alpage visible d’une grande partie de la vallée de Samoëns. Le drapeau était aussitôt béni par M. L’abbé VEUILLET, lui-même important souscripteur de cette entreprise.

Dans l’après-midi, arrivait le directeur de la société Man Wah, fabricant de Hong-Kong. Monsieur WONG, accompagné de son épouse était aussitôt ovationné par cent bénévoles debout. Quelle émotion pour lui de se voir reçu de cette manière ! Il a confié à Bernard FAUVELAIS, la précieux intermédiaire savoisien de Hong-Kong (qui a depuis retrouvé son domicile à Annecy-le-Vieux), qu’il se souviendrait toute sa vie de l’accueil qui lui fut réservé en Savoie durant tout son séjour

Pourquoi ce drapeau a-t-il été fabriqué en Chine ? Il n’existe tout simplement pas de manufacture en Savoie pour ce genre de produit. Quand un appel d’offre a été lancé, plus de 90 % des entreprises françaises n’ont pas répondu (sûrement trop de travail !). Le devis le plus élevé dépassait le million de francs. Grâce à Bernard FAUVELAIS, nous avons pu traiter avec une manufacture chinoise au prix de 14 279,90 Euros (93 670 FRF HT), livraison au Havre. Au passage du Havre, la facture s’est néanmoins alourdie d’une profusion de taxes en tout genre pour un montant de 5 121,52 Euros (33 595 FRF), soit 35,86 % du montant HT ! Cela existe encore, même à destination de la Grande zone franche dont fait théoriquement partie le Faucigny si la France n’avait pas illégalement supprimé cette clause inscrite au Traité d’Annexion de 1860. L’Etat français a donc bien gagné sa vie sur  ce record et les traitements de ses gendarmes ont été largement payés à cette occasion.

Pourquoi le choix de Samoëns ? Après le refus d’Ayze, commune qui n’avait pas besoin de publicité car son vin blanc pétillant est connu dans le monde entier, les animateurs se sont mis en quête d’une station de ski. Megève a attiré leur attention mais, malgré l’intérêt de Mme la Baronne de ROTHSCHILD, le drapeau ne pouvait être exposé au Mont d’Arbois, pour cause de concours de golf. Saint-Gervais répondit favorablement à la demande, mais une réunion d’extrême-droite s’y tiendrait le même jour. Il a été préférable de rebrousser chemin pour éviter qu’une certaine presse (… ce « grand quotidien régional » si prompt à allumer le feu !) ne vienne procéder à un amalgame douteux. La commune d’Essert-Romand, très intéressée, était retenue ainsi que de nombreux sites privés que des savoisiens mettaient gratuitement à disposition. Châtel a répondu trop tardivement. Finalement, le choix s’est porté sur Samoëns, qui constituait un site idéal. Il a suffit d’une heure à Thierry DUNAND pour convaincre Monsieur le maire, entouré de cinq adjoints réunis en une sorte de jury.

Le dimanche 19 septembre, un conférence de presse était donnée à l’hôtel Neige et Roc par les trois animateurs du record, Laurent MICHELIN, Thierry DUNAND et Thierry BÉNÉ, avec le fabricant M. WONG et Bernard FAUVELAIS comme interprète. Davantage de conférenciers que de journalistes puisque la presse -et en particulier la presse audiovisuelle- semblait s’être donné le mot pour boycotter l’évènement.

Pendant ce temps, sous la halle qui abrite en hiver la patinoire de Samoëns, une véritable fête populaire se mettait en place. Pour le déjeuner, on pouvait s’attabler et on avait le choix entre les saucisses valaisannes et les diots de Savoie Ducale. De nombreux stands (une quinzaine) participaient à l’animation, avec des objets d’art, d’artisanat et d’antiquités, des vins et autres produits du terroir. Le groupe folklorique de Megève, et la déjà célèbre mascotte Nounours, du ventriloque chambérien Jacques MAGNIN, divertissaient le public familial. Seul un stand « Région Savoie, j’y crois ! » avait été interdit par la municipalité, soucieuse d’éviter la moindre connotation « politique » à cette journée, tant l’oeil de la préfecture était omniprésent…

REMERCIEMENT TOUT PARTICULIER A LA GENDARMERIE DE SAMOENS

Un remerciement tout particulier doit en effet être accordé à la Gendarmerie Nationale de Samoëns, pour une conscience professionnelle rarement rencontrée à ce jour. Les gendarmes ont tout vérifié : contrôle des véhicules qui se rendaient à Samoëns le matin, vérification des 4×4 autorisés à monter sur le site, inspection des autorisations de buvettes, tentative d’arrêt des hélicoptères vers 15h00 (opération réussie à 18h30 seulement !), contrôle des normes incendie, relevé des licences des pilotes, convocation des pilotes Fabien FALCOU et Sébastien CHEDAL-ANGLAY pour audition à la gendarmerie et, pour finir, contrôles d’alcoolémie sur différents points des trajets de retour routier. Bravo messieurs, quelle journée ! Un capitaine avait même été mandé tout exprès d’Annecy pour s’occuper de ce drapeau de Savoie qui donnait des aigreurs au Préfet. En chaussures de ville, le gradé prit la direction des opérations et parvint sur le site dans un véhicule tout-terrain. Etait-ce l’énervement ? Ledit véhicule se retrouve vite en équilibre instable sur le bord d’un ravin vertigineux, les quatre fonctionnaires se penchant vers l’amont pour éviter une chute qui pouvait leur être fatale. Le gradé refusa l’aide des savoisiens et les autres gendarmes durent rester plantés là durant quatre heures sous l’oeil goguenard du public, en attendant le tracteur de secours ! L’un d’entre nous demanda durant cette attente au capitaine ce qu’il pensait du drapeau. Réponse : « ça manque de bleu !« . En tout cas, la maréchaussée, si elle avait commencé par voir rouge, est redescendue toute pâle…

Le même sentiment de défiance et de malaise était sensible à la salle communale, où le maire, M. Adelin MALGRAND (qui commençait à avoir d’autres soucis, liés à son implication dans la gestion départementale, notamment du SELEQ 74) donnait un vin d’honneur avec un minimum d’enthousiasme…

Pendant toute la journée, deux hélicoptères de la société FALCOU ont fait la navette entre leur base proche du village et l’alpage du Criou. Plus de 300 personnes se sont offert un baptême de l’air pour aller admirer le drapeau (à noter l’hélicoptère Bell 407, de 7 places, seul exemplaire en service en France). Toujours dans les airs, vers 17 heures, l’avion de guerre historique américain, Mustang Savoie, piloté par M. BOUVERAT, a fait quelques passages remarqués au-dessus du site du Criou, faisant admirer la croix de Savoie qui ornait son fuselage et laissant entendre la puissance de son moteur.

Les réjouissance ont duré longtemps, jusqu’à la tombée de la nuit, et les savoisiens, alertés du zèle intempestif des gendarmes du secteur, repartirent en cortège.

 

Promesse tenue donc : grâce à la foi et au talent d’organisation de trois faucignerands soutenus par l’ensemble des savoisiens, le record a été battu et la Savoie peut être fière d’un record qui s’ajoute a bien d’autres performances dans tant d’autres domaines.

Le 30 octobre 1999, le Guiness Book nous a fait savoir que le record était homologué et qu’il paraîtra prochainement. L’édition 2000 étant déja commercialisée, le record du plus grand drapeau du monde, le nôtre, le drapeau savoisien, sera inscrit dans la première édition du nouveau millénaire. Pour en savoir plus sur ce drapeau, n’hésitez pas à prendre contact directement avec l’un de ses auteurs.