Histoire de la Savoie


Emission « Des racines et des ailes » du 7 avril 2010 intitulée « Pays de Savoie, entre lacs et montagnes ». A l’occasion du 150e anniversaire du rattachement de Nice et de la Savoie à la France, elle retrace l’histoire des comtes et ducs de Savoie.

Vieille de mille ans, la maison de Savoie est la plus ancienne dynastie dEurope. Longtemps considérée comme « le portier des Alpes », elle a fait de Chambéry, sa capitale, une ville à la confluence des principales routes de commerce au Moyen Age.

Mais en 1536, fuyant l’invasion française, le duc de Savoie, Charles III, quitte la ville, emportant avec lui le saint suaire, ce linceul qui porterait l’empreinte du visage du Christ. La relique, qui n’a plus été exposée depuis 2000, est désormais la propriété du Vatican.

Quant à la maison de Savoie, elle fixa alors sa capitale à Turin.

 

Version HD de ma vidéo postée début Mai 2010 dernier à l’occasion de l’anniversaire du rattachement de la Savoie à la France.
Pour l’Histoire : Le 24 mars 1860, le traité de Turin est signé. Le duché de Savoie se trouve désormais réuni (appelée « Annexion » ou depuis les années 1960 « Rattachement ») à la France.

 

La Savoie : entre lacs et montagnes
Reportage de Jean-Christophe Chatton, Christophe Monteil, Didier Pêcheur, Cécile Giovanangeli

Entre ciel et terre, avec ses sommets et ses lacs, c’est la Savoie ! Et des lacs, la région en compte des dizaines, de toutes tailles, de toute nature, et de toute beauté… Le premier d’entre eux est le lac du Bourget. Dix-huit kilomètres de long, trois de large, c’est le plus grand lac naturel de France. Thierry Prudhomme y navigue tous les jours, ou presque. D’origine bretonne, cet ancien marin au long court est devenu… marin d’eau douce, il y a près de 25 ans ! Amoureux du site, il se passionne pour le patrimoine naturel du lac, mais aussi pour son histoire… Il nous raconte comment la Reine Victoria fut subjuguée par la majesté du lieu. Avant elle, d’autres personnalités étaient des habitués du lac : l’impératrice Joséphine, la reine Hortense, Elisabeth d’Autriche ou bien encore le roi Georges Ier de Grèce… Tous vont assurer le développement et la notoriété d’Aix-les-Bains qui, au début du 19ème siècle, n’est encore qu’un village…
Béatrice Druhen-Charnaux est guide. Elle est également la meilleure spécialiste de l’histoire de la ville. Elle nous emmène à la découverte du casino, ouvert en 1849, et décoré de magnifiques mosaïques réalisées par des artistes vénitiens. Avec elle, nous partons à la rencontre des nombreux écrivains séduits par la région et notamment les romantiques pour lesquels, à l’image d’Alphonse de Lamartine, le lac est une intarissable source d’inspiration.
Autre source, thermale celle-là… Car Aix prend surtout son essor grâce à son eau sulfurée qui sourde à 48 degrés. Les Romains furent d’ailleurs les premiers à l’exploiter et à construire des thermes. Au fil des siècles, l’intérêt thérapeutique de cette eau ne va jamais se démentir. En 1783, Victor-Amédée III de Savoie fait édifier de nouveaux thermes qui seront sans cesse agrandis, embellis et mis au goût du jour. Aix-les-Bains devient alors l’une des plus importantes stations thermales de France. Plus de deux siècles après, elle l’est encore !
Grands témoins de cette histoire : les palaces. A son âge d’or, la ville en comptera une dizaine. La plupart d’entre eux a été transformé en appartements. Anne Durand vit dans l’ancien Excelsior. Depuis sept ans, cette dentiste se passionne pour l’histoire de ce grand hôtel. Régulièrement, dans le parc de la résidence, elle joue les archéologues en herbe et met au jour quelques petits « trésors »…
A une trentaine de kilomètres de là : le lac d’Annecy. Un autre patrimoine, une autre histoire. Anne et Philippe Paccard sont fondeurs de cloches. Pour eux, le lac est la plus belle des cartes de visite… Dès qu’un client arrive, ils l’emmènent faire un tour en bateau. A quelques dizaines de mètres du rivage se trouvent les ateliers et les fours. Chaque année, 500 cloches en sortent et partent résonner dans le monde entier…
Emmanuelle Follin est une autre passionnée du lac d’Annecy. Elle vit à Menthon-Saint-Bernard, dans la résidence des Presles qui regroupe une vingtaine de maisons imaginées par Fernand Maillot. En 1920, ce banquier-visionnaire transforme un ancien vignoble en zone résidentielle. Les maisons, simples et cossues, sont louées pendant l’été. Le succès est alors immédiat…

 

« Une montagne nature, aux étés verts et bleus, aux hivers d’une blanche sérénité. Une montagne des hommes, que les habitants n’ont pas désertée. Les beaufortains y vivent leur vie de montagnards, invitant le vacancier à faire un bout de chemin avec eux et à partager leur pays. Le Beaufortain a un pouvoir de séduction évident.

Depuis Albertville, capitale olympique, une dizaine de kilomètres de route permet d’atteindre le pays. Cette belle transition entre plaine et montagne ménage le suspens. Et lorsque, après le dernier virage, la vallée s’ouvre, on se sent en terrain connu, avec un agréable sentiment de quiétude.

Ici, le paysage fait ressortir des souvenirs enfouis. Devant soi, on découvre tout à coup la montagne de son enfance, son rêve de montagne Celle qu’on dessinait à l’école sans l’avoir vue, celle que la surfréquentation des stations ne permet plus de retrouver.

Tout y est : la crête des sommets enneigés dessinant l’horizon, les prés d’un vert intense où paissent les troupeaux, le petit village serré autour de son clocher, accroché à la pente et, partout, les chalets de bois, habitat traditionnel, disséminés sur les flancs de la montagne.

Les domaines d’altitude n’ont pas été négligés. Les alpagistes y conduisent toujours leurs troupeaux l’été. Cette pratique n’a pas été abandonnée, car la flore des alpages donne les laits les plus riches et les plus parfumés. C’est là que le Beaufort acquiert toute sa saveur.

Tout en Beaufortain est équilibre. Equilibre qui se conjugue avec le dynamisme. Dynamisme des agriculteurs à qui l’on doit ce pays vert, résultat d’un minutieux jardinage de la montagne; dynamisme aussi des habitants qui ont su répondre au développement touristique sans renier leur identité. »

M. C Fourny, FFRP Tour du Beaufortain